L’actualité économique en Auvergne-Rhône-Alpes

Lundi 25 Octobre 2021

Edition déléguée AVEC Connect'iaelyon

Internationalisation à l’étude

Promotion International MBA 2019-2020.

Promotion International MBA 2019-2020.

Installée en région lyonnaise, la filiale européenne du groupe japonais Miyoshi cherchait à élargir ses débouchés commerciaux. Elle a fait appel à une récente promotion de l’International MBA pour répondre à quelques-unes de ses questions stratégiques.

Miyoshi fabrique, pour le compte des grands noms de l’industrie cosmétique, des matières premières qui entreront dans la composition des crèmes et autres produits de maquillage. Une opération industrielle que la société développe au Japon mais aussi dans ses sites installés aux Etats-Unis, en Chine et, donc, à Saint-Priest d’où est desservi le marché européen.

Un regard extérieur

Nicolas Blanchon, responsable commercial de Miyoshi Europe, explique la genèse de la collaboration avec l’iaelyon. « Depuis quelques temps, nous voulions étudier de nouveaux marchés et, en particulier, la Russie et l’Iran, deux pays pas faciles d’accès mais d’un potentiel intéressant. Contactés par l’iaelyon, nous nous sommes dits que c’était l’occasion de pousser la réflexion plus loin. » La mission prenait la forme d’une étude de marché de très bon niveau.

« Les étudiants en formation continue de l’IMBA pouvaient nous apporter un regard extérieur, riche de leur expérience en entreprise, chacun dans leur domaine d’activité et dans leur fonction. »

Nicolas Blanchon, responsable commercial de Miyoshi Europe.

Préconisation surprenante

Il aura fallu quelques semaines de travail pour que les deux groupes de participants en formation continue, encadrés par Silvia Didier, expert de l'international et executive coach, ne rendent ses conclusions… et préconisations. Pour la Russie, plusieurs distributeurs locaux ont été ciblés. Côté Iran, c’est une autre affaire… et l’hésitation initiale s’est transformée en dissuasion catégorique. Le marché iranien est totalement dépendant de la géopolitique internationale (boycott actuellement) et des relations avec les Etats-Unis… où Miyoshi ne peut pas mettre en danger ses positions commerciales. « Malgré cette recommandation clairement négative, l’équipe nous a proposé un scénario possible, au cas où nous voudrions vraiment tenter l’aventure iranienne : plutôt que de travailler en direct depuis la France, pourquoi ne pas y aller… en passant par la Russie ? » Une piste surprenante mais à travailler, peut-être. Nicolas Blanchon en est convaincu : « Clairement, ces deux recommandations constituent le point de départ d’un futur business plan. »

Une diversité qui aide à « sortir de la boîte »

Du côté des apprenants aussi, l’expérience fera date, comme l’explique Ghada Chodorge qui vient de passer sept ans en tant que chef de projet dans une entreprise industrielle : « La diversité professionnelle des membres du groupe d’IMBA a apporté toute sa richesse : elle a permis de proposer à Miyoshi une démarche à laquelle personne ne pensait au départ. Il nous a fallu « sortir de la boîte », lancer et tester des idées nouvelles. » Brittany Duboz-Quinville, qui a managé l’une des deux équipes, apporte une autre conclusion : « A travers le business case Miyoshi, nous avons mis en pratique les méthodes de management que nous avions étudiées en cours. Elles nous ont aidé à structurer notre travail. J’ai beaucoup aimé la complémentarité des deux approches. » Entre théorie et pratique, pas la peine de choisir…

 

Cet article a été publié dans le magazine Connect'iaelyon, rubrique collaborations pédagogiques | Miyoshi Europe

MIYOSHI EUROPE, C’EST :

  • Siège et production à Saint-Priest (Rhône)
  • Chiffre d'affaires 2019 : 27 millions d’euros
  • 3 000 m2 de locaux.
  • 50 salariés dont 30 en production, R & D et contrôle qualité.
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