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Samedi 17 Avril 2021

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Thomas Brichart (MexBrain) : "La Covid nous a ouvert une nouvelle voie thérapeutique"

L'équipe de MexBrain (de g. à d.) : Thomas Brichart, Olivier Tillement, Marco Natuzzi et François Lux.

L'équipe de MexBrain (de g. à d.) : Thomas Brichart, Olivier Tillement, Marco Natuzzi et François Lux.

Pour l'équipe de MexBrain, emmenée par Thomas Brichart, chimiste de formation, cofondateur et dg de la société, la crise sanitaire et le confinement ont eu des répercussions inattendues… Et porteuses d'espoir pour les malades atteints de cas graves de Covid !

La situation exceptionnelle générée par la crise sanitaire a en effet permis à la jeune pousse lyonnaise MexBrain, qui développe des dispositifs médicaux innovants pour extraire des métaux accumulés dans l'organisme, de se positionner sur une voie thérapeutique à laquelle elle n’avait pas songé a priori. « Nous sommes hébergés par l’Université Lyon 1 au sein de l'Institut Lumière Matière (ILM), une entité Université-CNRS dont sont issus deux de nos cofondateurs », rappelle Thomas Brichart. Quand l'université a fermé en mars, confinement oblige, « chacun de nous cinq est rentré chez soi, et comme nous avions pas mal de temps devant nous, nous avons beaucoup lu, sur la Covid en particulier… ».

Notre technologie pouvait concerner le sepsis, une infection généralisée qui apparaît dans certaines formes aggravées de la Covid

Le regard aiguisé des scientifiques et chercheurs qui compose l'équipe de MexBrain aidant, « nous avons identifié que notre technologie, fondée sur la captation sélective des métaux accumulés dans l’organisme (au moyen d’un dispositif de dialyse associé à un fluide colloïdal) pouvait concerner le sepsis, une infection généralisée qui apparaît dans certaines formes aggravées de la Covid ».

Pour les patients atteints de cas graves en effet, un emballement immunitaire est souvent observé et « notre dispositif médical pourrait juguler cet emballement et limiter les dommages faits aux organes augmentant ainsi leurs chances de survie », souhaite Thomas Brichart.

Un brevet déposé en plein confinement

Sans délaisser pour autant les deux premières applications thérapeutiques sur lesquelles la société est engagée (à savoir, la maladie de Wilson et les hémochromatoses), Thomas Brichart et son équipe se tournent alors vers la septicémie. La force des petites structures étant de pouvoir réagir rapidement, un brevet est déposé pendant le confinement. « Nous voulions avancer le plus vite possible et nous avons demandé une dérogation à l’université pour revenir travailler avant la fin du confinement, dans les conditions maximums de sécurité ».

Depuis, MexBrain a réalisé ses premiers essais en laboratoire et a monté un partenariat avec l’Ecole vétérinaire de Lyon pour vérifier la pertinence de sa technologie sur cette nouvelle voie…

  • Nadia Lemaire
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