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Jeudi 26 Novembre 2020

Publi-reportage AVEC Exoflow

Exoflow, la startup qui débloque l’innovation

Flavien Chervet (ci-dessus) a fondé Exoflow en 2017 avec deux associés, Romain Lyonnet et Victor Bouin. Le trio s’est rencontré au sein du programme d’innovation IDEA de l’emlyon et Centrale Lyon. Faisant le constat que les entreprises ont du mal à innover non pas pour des raisons d’expertises et de ressources, mais pour des raisons organisationnelles et culturelles, ils décident de les accompagner à lever les blocages qui les empêchent d’innover simplement.

Flavien Chervet (ci-dessus) a fondé Exoflow en 2017 avec deux associés, Romain Lyonnet et Victor Bouin. Le trio s’est rencontré au sein du programme d’innovation IDEA de l’emlyon et Centrale Lyon. Faisant le constat que les entreprises ont du mal à innover non pas pour des raisons d’expertises et de ressources, mais pour des raisons organisationnelles et culturelles, ils décident de les accompagner à lever les blocages qui les empêchent d’innover simplement.

Exoflow développe des diagnostics pour évaluer la culture d’innovation et propose des dispositifs pour innover plus simplement, adaptés selon la maturité et la taille de l’entreprise. La spécialité de l’entreprise ? Les « Labs d’innovation », des lieux dédiés et animés par des experts de l’innovation permettant de mener des expérimentations innovantes libérées des process et impératifs quotidiens de l’entreprise. Exoflow travaille sur Lyon et Paris avec des groupes comme EDF, Sanofi, Mérieux ou Groupama mais aussi avec des ETI et PME.

Les blocages qui empêchent d’innover

Le modèle traditionnel des organisations, conçu pour optimiser une chaîne industrielle afin de reproduire à l’identique des produits avec un haut niveau de qualité, est calqué sur celui de la machine : contrôles et procédures y font loi. Ce modèle hérité de Ford et de Taylor a fait ses preuves pour gérer au mieux l’activité quotidienne de l’entreprise.

Cependant il impose une rigidité forte de l’organisation dans laquelle les nouveautés et les événements inattendus sont perçus comme autant de défauts et problèmes à éviter. Or dans le monde numérique et complexe du XXIe siècle, les nouveautés et l’inattendu sont la norme. Il faut apprendre à les transformer en valeur. Les entreprises, pour rester dans la course doivent donc se réinventer et évoluer avec leur environnement. À l’image des êtres vivants, ces « machines souples » capables d’adaptations rapides, elles doivent devenir plus organiques que machiniques pour innover.

Ce sont deux visions du monde qui s’opposent et l’innovation prend alors la forme d’une injonction paradoxale : il faut se réinventer, mais tout est organisé pour bloquer la nouveauté ! Dans ce contexte, la problématique de transformation des organisations devient : comment s’organiser de façon plus agile, sans mettre en danger le fonctionnement quotidien qui garantit le niveau de qualité attendu par les clients sur les produits actuels ? Car si l’innovation construit l’avenir, ce sont les produits actuels qui font la valeur de l’entreprise et permettent de payer les salaires à la fin du mois. Ce paradoxe a été théorisé sous le nom de « Dilemme de l’innovateur » par Clayton Christensen. C’est à ce fameux dilemme que s’attaque Exoflow.

Comment résoudre le Dilemme de l’innovateur ?

« On entend parfois que l’innovation, ça se passe partout dans l’organisation. Si cela peut être vrai pour une entreprise du numérique, construite au fil des années avec et pour l’environnement mouvant du digital, c’est en fait une idée très dangereuse pour une entreprise plus classique. » alerte Flavien Chervet, président d’Exoflow. Ce dernier se plait à comparer l’innovation au jeu : il est nécessaire et doit être débridé, mais ne peut pas être partout. « Chez Exoflow, on aime la métaphore du bac-à-sable : un espace bien délimité où les règles sont différentes et où l’on peut construire et rêver sans abimer le jardin amoureusement cultivé et organisé par les parents. La séparation protège le jardin contre les assauts de la créativité propre au jeu, mais elle protège aussi le joueur contre les règles du reste du jardin ! »

Bref, la clé de l’innovation est d’organiser des espaces protégés et protecteurs pour permettre d’expérimenter librement. Cela peut prendre la forme d’une équipe innovation dont les indicateurs de performance sont très différents du reste de l’organisation et qui, si possible, dispose d’un lieu dédié (un « Lab »).

Attention toutefois à prévoir des échanges réguliers entre l’espace de l’innovation et le reste de l’organisation. Sans cela le risque est que l’innovation finisse « hors-sol », éloignée des enjeux réels de l’entreprise, ou que les innovateurs soient perçus comme des ovnis, ou pire comme des privilégiés arrogants. Un espace séparé certes, mais un espace poreux et humble ! Ainsi une équipe innovation pourra régulièrement former d’autres collaborateurs, présenter ses projets dans le hall de l’entreprise ou organiser des conférences pour acculturer à l’innovation.

Un exemple de dispositif : le CREALAB de Groupama Rhône-Alpes Auvergne

Exoflow a conçu et anime depuis deux ans le CREALAB, le lab d’innovation Groupama Rhône-Alpes Auvergne. Cet espace de 200 m² situé dans l’Ouest lyonnais et dédié à l’innovation permet à la cellule innovation de monter des projets plus facilement et plus rapidement. Depuis la création du lieu, ce sont 8 projets innovants qui ont été développés, dont 5 ont aboutis, 1 a été arrêté et 2 sont en cours de développement. L’accélération de projets représente 50 % de l’utilisation du lieu, 25 % sont dédiés à des formations et des journées d’acculturation pour les autres collaborateurs. Ainsi, plus de 300 collaborateurs sont passés au moins une journée par ce lieu. Enfin, et c’est la spécificité du Crealab de Groupama Rhône-Alpes Auvergne, le lieu peut être proposé à la location avec une animation innovante à des entreprises externes. Cette ouverture du lieu représente les 25 % d’occupations restantes.

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